
Vous lui avez déjà demandé six fois de mettre ses chaussures pour partir, mais votre enfant n’écoute pas et continue de faire voler avec passion sa nouvelle construction.
Avant de vous mettre à hurler, respirez un grand coup et testez ces 5 clés simples et efficaces pour favoriser une vraie écoute, sans cris ni bras de fer.
Le cerveau des enfants n’est pas encore capable de trier efficacement les informations autour de lui. Alors quand votre voix vient de loin (ou d’en haut) alors que votre enfant est absorbé dans son nouveau rôle de pilote… son cerveau classe votre consigne dans les bruits de fond. Flatteur n’est-ce pas ?
Avant de parler : approchez-vous, mettez-vous à sa hauteur, touchez doucement son bras, captez son regard. Là, vous devenez réellement présent·e pour lui·elle et vous avez en principe son attention.
Un enfant ne peut pas coopérer s’il·elle ne se sent pas connecté·e. Avant de lui demander de rejoindre votre monde (celui des adultes pressés), commencez par le rejoindre dans le sien.
Quand un·e enfant est concentré·e sur une activité plaisante, il·elle est littéralement ailleurs : son attention est focalisée, son cerveau en action et son corps engagé. Interrompre brutalement ce moment, sans créer de transition, peut provoquer une résistance automatique. Ce n’est pas de la mauvaise volonté, c’est une forme de protection.
Essayez : un regard, un sourire et un mot sur ce qu’il·elle est en train de faire. « Tu fais voler ton vaisseau ? Il a l’air super rapide ! » Créez un petit “sas de connexion ” avant de formuler votre demande. C’est ce qui ouvre la porte de l’écoute.
“T’as pensé à mettre tes chaussures ? Toujours pas ? Parce que là il est déjà 8h15, ça fait 3 fois que je te demande et on va être en retard à l’école, et tu sais que la dernière fois…”
Très souvent lorsqu’on veut que notre enfant accède à une demande, on se met à parler beaucoup beaucoup trop… on essaie de justifier notre demande, de la rationnaliser pour tenter de la lui faire accepter. Et si dans l’idée, c’est plutôt chouette de vouloir apporter des explications à notre enfant sur le pourquoi de notre demande, dans les faits, c’est trop d’infos et son cerveau décroche. Ce n’est pas qu’il·elle ne veut pas écouter, c’est que son cerveau est saturé d’informations. En voulant bien faire, on augmente son stress (et le nôtre). Résultat : il·elle ne bouge pas. Et on se sent ignoré·e.
Ce qui fonctionne mieux : des phrases courtes, claires et affirmées : “Chaussettes, chaussures Loulou, on y va.” Quand le message est simple et clair, il a beaucoup plus de chance d’être reçu et assimilé.
S’il·elle est plongé·e dans son rôle de pilote, on comprend que l’idée d’arrêter pour mettre ses chaussures et partir ne génère pas des montagnes d’enthousiasme. Alors oui, même si vous l’abordez avec le plus magnifique des sourires, il y a peu de chance qu’il·elle vous réponde « mais bien sûr mon parent chéri, je vais ranger mon vaisseau sur l’étagère et j’arrive tout de suite ». Le plus probable, c’est qu’il·elle traine la patte et vous fasse clairement comprendre son manque d’entrain. Et là souvent, on n’a qu’une envie : le·la convaincre de réagir autrement. Ce qui a pour effet de renforcer sa résistance.
Ce qui change tout : valider ce qu’il·elle ressent. Ça ne veut pas dire qu’on va renoncer à notre demande, juste qu’on lui montrer qu’on le·la comprend. Par exemple « Tu t’amusais vraiment bien avec ton vaisseau, tu n’avais pas envie d’arrêter hein.” Cette simple reconnaissance peut tout changer. Elle montre à votre enfant que vous vous intéressez à elle·lui, à ce qu’il·elle ressent et que vous n’êtes pas juste là pour l’empêcher de développer ses talents de pilote.
Qui aime recevoir des ordres et sentir qu’il·elle n’a pas son mot à dire dans ce qui le·la concerne ? Un enfant est comme n’importe quel être autre humain, s’il a le sentiment que quelqu’un d’autre cherche à exercer son contrôle sur lui·elle sans l’inclure dans le processus, il y a de fortes chances qu’il·elle se referme. Un enfant qui n’écoute pas c’est parfois tout simplement un enfant qui ne se sent pas pris en compte.
Tentez de lui donner du contrôle sur ce qu’il·elle vit : “Tu préfères mettre tes chaussures rouges ou les bleues ?”, “Tu veux m’aider à chronométrer qui les met le plus vite ?”, « Tu veux finir ton atterrissage avant de partir ? ».
L’inclure, lui offrir une part de contrôle sur la situation, c’est le·la respecter sans renoncer à la demande.
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En conclusion, un enfant qui « n’écoute pas » n’est pas un enfant « opposant ». C’est souvent un enfant absorbé, pas disponible, ou qui n’a pas encore les clés pour coopérer.
Favoriser l’écoute pour se faire entendre par son enfant, ce n’est donc pas parler plus fort. C’est parler plus justement en tenant compte des particularités du petit humain qui partage votre vie. En mettant en place ces clés dans votre quotidien, non seulement vous vous faciliterez la vie mais vous contribuerez à bâtir une relation fondée sur la confiance, le respect mutuel et la coopération.
Lire ces clés est un premier pas précieux… mais souvent, cela ne suffit pas.
Si vous vous sentez épuisé·e, à fleur de peau, si malgré toute votre bonne volonté les cris, les tensions et la culpabilité prennent encore trop de place… c’est normal.
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